dimanche 24 juin 2012

Kyoto: cours d'élégance dans la capitale des geishas - 24 juin

La ville de Kyoto étant immense je l'ai plus ou moins divisée en 4 parties à visiter et je vous ferai 2/3 articles sur le sujet. Vaste sujet...
La ville fut la capitale impériale du Japon de 794 à 1868. Très, très préservée, avec ses 2000 temples, ses palais, ses jardins japonais et son architecture, Kyoto est considérée comme le centre culturel du Japon. Plusieurs temples sont classés dans le patrimoine mondial de l'UNESCO (et je devrais même dire: presque tous).

J'ai commencé mes visites par le Pavillon d'argent (Ginkaku-ji), qui lorsqu'il a été construit en 1482 servait de villa de repos au shogun Ashikaga, puis a été transformé en temple bouddhique.
A l'origine il devait être recouvert d'argent (et faire concurrence au Pavillon d'or pas très loin et dont je vous reparlerai), mais à cause d'une guerre couteuse le projet a été abandonné. Cependant il passe aujourd'hui pour un des lieux les plus raffinés du pays et un exemple parfait de la magnifique sobrieté japonaise (comme quoi...)
L'endroit est aussi connu pour les montagnes de sable de son jardin: le Kogetsudai (monticule lunaire) et le Ginshadan (mer de sable blanc), prévues pour refléter la lumière de la lune et mettre en valeur le jardin.
Un très bel endroit.

J'ai ensuite emprunté le "chemin de la philosophie", petite route qui serpente vers le sud le long d'un canal et qui donne accès à une bonne dizaine de temples (je n'ai pas tous fais je dois l'avouer). La marche se termine par le Nanzen-ji, un immense temple zen très étendu, avec des jardins et de nombreux batiments à visiter séparement. J'ai été beaucoup moins emballée, c'est trop vaste, faut payer pour chaque truc, le jardin n'est pas hyper beau.
J'ai repris ma route vers l'ouest direction le Muri-an: un jardin avec sa maison de thé (et une maison de style occidentale) construit en 1896 en tant que villa pour un important politicien. L'endroit fait 3300m2, comprend deux étangs et c'est là c'était super joli. A inscrire dans vos visites Kyotoïtes!

J'ai ensuite passé un bon moment au Miyako Messe, un espèce de grand hall d'exposition/salle des fêtes/musée des arts traditionnels de Kyoto. Déjà parce qu'il y avait une grande foire d'arts et antiquités où j'ai pu assister à une cerémonie du thé et voir d'anciennes laques et céramiques absolument magnifiques (à des prix vertigineux); et ensuite parce que dans la partie musée il y avait un monsieur en train d'exercer son métier... Lacqueur ! Avec sa laque, ses petits bols en bois, ses spatules. Je suis restée un moment à regarder et écouter ce qu'il disait aux dames devant moi. Bon je comprenais pas grand chose. Puis, surgissant de nul part après 15 minutes, deux demoiselles travaillant dans le musée son venue jouer les interprètes pour moi ! Quel merveilleux pays. Je suis repartie avec plein de doc et une carte de visite, peut-être pour ma prochaine fois sur le sol nippon ;)
Histoire de finir en beauté je suis allée chez Zohiko, LA boutique des laques de Kyoto, et qui a son propre musée au premier étage. Là encore des prix indécents mais une superbe exposition sur les hommages rendus aux maitre de l'urushi (nom donné aux laques).

N'ayant pas pu dépenser 65000€ dans une boite à thé je suis donc partie acheter du thé.
La boutique Ippodo m'avait été recommandé à l'hotel comme étant "la meilleure de Kyoto (et du Japon!)" alors j'y ai fait mes emplettes. L'occasion de se familiariser avec les familles de thés japonais et les saveurs puisque vous pouvez tous les déguster, chaud ou froid. Je ne vous fais pas de petit cours "thé japonais" dans cette note mais dans une prochaine, certainement.

Car aujourd'hui je vous fais un petit cours sur les geishas! En effet en ce joli dimanche je me suis surtout promenée dans le sud-est de Kyoto, et dans le quartier de Gion, lieu de résidence des geishas en activité.

J'ai commencé les visites par le temple Kiomizu-dera: un très joli temple à terasse désigné Tresor National et qui offre une belle vue sur la ville. Mais blindé de monde. Et surtout de jeunes filles et de garçons en kimonos ! Et oui c'est dimanche, on s'habille ! Clic clic, je commence une collection de noeuds de obi, les ceintures des kimonos.

Ensuite je suis allée au temple Kodai-ji, qui va être mon préferé du pays je pense. Tout simplement magnifique, avec un jardin de pierre extraordinaire. Meme les photos du téléphone sont belles! En sortant de ce temple vous arrivez dans la zone "Sannenzaka" et là c'est tout le passé de Kyoto qui surgit dans ces ruelles pavées aux façades brunes, basses, et vides de voitures, vélos.
C'est là que j'ai croisé ma première "geisha".
Pour lire l'article sur les geisha et les maiko, cliquez ici 

J'espère que tout ça vous aura interressé ! Je vous laisse avec de jolies photos prisent ces deux derniers jours. A bientôt !


vendredi 22 juin 2012

Mont Shosha et Yukata Matsuri - 22 juin

"Le Dernier samourai" fait partie de ces films qui ont marqué mon adolescence et développé mon goût pour la culture japonaise. Au même titre que mes premières lectures de mangas (Peach Girl, Chobits), que mes découvertes dans Coyote Mag - un trimestriel qui traitait de toute l'actualité culturelle japonaise (animés, jeux videos, mangas, musique, festivals...), il m'a donné envie de découvrir une facette du Japon que je connaissais pas alors: son histoire et sa culture passée.

Le film s'inspire partiellement de l'histoire de la rébellion de Satsuma en 1877: une rébellion de samouraïs dirigée par Takamori Saigō contre l'armée impériale japonaise, et de l'histoire de Jules Brunet, un officier français qui démissionna de l'armée française par fidélité envers le dernier shogun Tokugawa Yoshinobu qui avait précédemment passé un traité d'amitié avec Napoléon III.
Bon l'histoire du film ce n'est pas tout à fait ça, n'oublions pas que c'est une production américaine. Alors, en 1876, Nathan Algren, un vétéran des guerres indiennes, est engagé par le politicien et conseiller de l'empereur Meiji, Omura. Celui-ci souhaite se débarrasser d'un ancien général de l'armée nippone, le légendaire samouraï Katsumoto, et engage Algren pour qu'il entraîne l'armée japonaise. Mais Algren est capturé après une petite bataille dans les bois et emmené loin dans les montagnes. Condamné à y passer l'hiver, peu à peu, il apprend à connaître et à comprendre l'esprit du samouraï et cette sagesse qu'essaye de préserver Katsumoto.

Tom Cruise n'est peut-être pas le plus grand acteur du monde (aux sens propre et figuré), mais je pense que c'est là son meilleur film. Surtout qu'il est aux cotés de Ken Watanabe, un acteur japonais absolument extraordinaire.
Ca ne sera peut-être pas non plus le meilleur film de l'histoire du cinéma, mais peu importe. A 15 ans les choses nous marquent et, un peu comme une madeleine de Proust, je l'adore. Certaines phrases et certaines scènes sont ancrées dans ma tête, bien mieux que d'autres que j'ai pu voir ou entendre au cinéma il y a 2 mois.

Je revois ce film chaque année, deux ou trois fois, car il est agréable de pouvoir se ballader au temps des samourais, même si c'est la toute fin de leur époque, et de comprendre ce qu'est l'Honneur avec un grand H (élément clef du Bushido, qui est le code de conduite de ces guerriers).

Si je vous fais cette petite introduction c'est parce que je me suis rendue au Mont Shosha où ont été tournées plusieurs scènes clefs du film. Comme vous l'aurez peut-être remarqué je suis têtue, et comme j'avais décidé d'y aller il y a un moment, je l'ai fais.
Kyoto attendra demain.

Le Mont Shosha est à 1/2h en bus d'Himeji, qui est à 1h de Kyoto. Comme la météo dans ce pays c'est vraiment n'importe quoi, j'ai décidé hier d'y passer la journée plutot que de rester sous les trombes d'eau de Kyoto.
Evidemment aujourd'hui il fait 25 degrés et un super soleil, donc avec mon jean et mon anorak je meurs de chaud. Cependant la ballade valait le coup donc je suis contente d'y être allée: c'est très boisé et les temples qui sont un peu partout sur la montagne sont très beaux. Je m'attendais à de la propagande Hollywoodienne avec des photos du films un peu partout (arrêt de bus, télepherique, temples) mais non, rien. Tout juste un mot à l'arrivée.

Après cette demi journée je promenade je suis revenue à Himeji.
La ville est surtout connue pour son chateau, mais il est en rénovation jusqu'en 2014 donc pour le moment on voit seulement une grande bache.
Ce qui était sympa en revanche c'est que pendant 3 jours se déroule le Yukata Matsuri: une grande, grande fête du yukata où tout le monde se ballade entre le chateau et la gare, sur l'avenue principale, où des centaines de stands voient le jour. Des stands de tout et n'importe quoi: posters, déguisements, souvenirs, gateaux, brochettes, crêpes, trucs japonais bizarres... De quoi faire plein de jolies photos.
Le seul hic c'est que je suis arrivée un peu tôt et que c'est seulement vers 17h que les rues ont commencé à se remplir. Je n'ai pas eu la patience d'attendre la tombée de la nuit pour voir arriver des miliers de personnes... Ni la patience ni vraiment l'envie, n'étant pas une grande fan des bains de foule (oui je sais que c'est dommage mais je crapahutais depuis 8h ce matin, il ne faut pas l'oublier. (Mais t'inquiète pas Julien j'ai des photos de filles en yukata colorés très beaux, tu vois je pense à toi)).

D'ailleurs ça m'inspire une petite reflexion sur les japonaises (et les japonais): je me suis demandé, petit 1, pourquoi elles avaient toutes une façon de marcher très bizarre (trainant des pieds, genoux et pieds en dedans) car quand elles sont petites ce n'est pas le cas; et petit 2, pourquoi est-ce qu'ils ont tous des chaussures trop grandes (au moins 2 pointures de trop).
Au début je pensais que le petit 1 était la faute du petit 2. Ben même pas. Ou pas que. En fait les chaussures sont grandes parce que comme ils doivent les enlever tout le temps c'est plus facile. Logique imparable. Ce qui les fait trainer des pieds. Mais pourquoi chez les filles cette (affreuse) démarche de godiche maladroite qui a envie d'aller aux toilettes ?
On est dans une société mysogine où la femme a été longtemps - et l'est encore un peu hein - soumise à l'autorité de l'homme dans tous les secteurs. Et donc cette façon de marcher c'est parce que ainsi la femme apparait plus fragile, plus faible, et donc plus mignonne ("kawai") au final. Je ne l'invente pas ce sont deux japonaises qui me l'ont simplement expliqué comme ça. Et elles assument. Donc je ne suis pas sûre du tout que ça soit pleinement inconscient. Elles développent cette façon de marcher à l'adolescence, toutes, comme de bons petits moutons à cette age là (et c'est encore plus frappant alors qu'elles sont toutes en uniformes, avec seul signe distinctif une peluche ou un grigri qui se balance au bout d'un sac, et qu'elles se déplacent en grand groupe).

Je ne vais pas jouer le role de la féministe, je ne le suis pas. C'est simplement un phénomène intriguant de voir ces filles qui ralent après les garçons japonais, qu'elles trouvent trop efféminés, trop androgynes, et qui à côté de ça jouent un role de cruche, quand même pour leur plaire un peu...
Mais bon il faut savoir qu'il y a un gros problème dans les relations entre japonais et japonaises (ce qui donne un des taux de natalité les plus bas de la planète); et puis au delà des soucis de communication, la "société féminine" émerge à peine.
"70 % de la population féminine renonce à sa carrière pour élever les enfants": si la question vous interesse je vous invite à lire cet article d'Arnaud Vaulerin, assez complet sur le sujet: http://www.liberation.fr/monde/0101616706-japon-ce-que-veulent-les-femmes

Voilà demain j'attaque les choses SERIEUSES: Kyoto, la belle, la grande, l'ancienne capitale.
A plus tard !

(photos bonus:
Un plateau de sushis défiant toute concurrence :6€! Car vers 18h les supermarchés soldent tous les plats frais pour écouler les stocks, un vrai bon plan!
Un melon - oh qu'il est beau - à 50€. Vous aussi vous vous demandez qui peut acheter ça ?
Un sushi de poisson-chat!)

mardi 19 juin 2012

Kanazawa, Wajima et Shirakawa-go: plongeon dans le monde des laques - 20 juin

Alors, la laque ou le laque ?
Laissez-moi vous parler un petit peu de ce qui va être mon sujet d'études pour ces deux prochaines années.

La laque est une résine que l'on récolte au Japon sur des arbres appelés urushika; elle est très toxique mais une fois sèche très résistante et imperméable.
On trouve des traces de son utilisation dans des objets quotidiens, décoratifs ou religieux un peu partout sur le continent asiatique. Cependant la Chine, le Japon, et aussi la Corée, se distinguent particulièrement par leurs créations. Un objet en laque est appelé "un laque".
Les plus anciens laques découverts à ce jour ont 3000 ans et sont chinois.

La fabrication d'une pièce prend un temps fou: pas loin de 100 étapes sont nécessaires à la fabrication d'un seul objet.
L'artiste commence par confectionner une âme en bois qui ne mesure pas plus d'un demi millimètre d'épaisseur. Une fois la forme voulue obtenue il peut commencer le travail de laquage proprement dit en procédant par couches superposées et en respectant un temps de séchage d'environ trois jours entre chaque, dans des chambres spéciales, très humides et chaudes. Une fois sèche, la laque est poncée puis soigneusement polie jusqu'à être parfaitement lisse.
L'artiste va alors pouvoir passer une nouvelle couche de laque (et un objet peut comporter jusqu'à 20 couches successives si la laque est destinée à être sculptée). Evidemment le même travail minutieux de ponçage et de polissage est effectué entre chaque couche.

Et là je vous raconte la vie banale d'un bol sans décors de couleurs ni de poussières d'or, encore moins d'incrustations de nacre ou d'ivoire.
Ce travail de longue haleine explique le prix exorbitant de la moindre pièce... Pour tout vous dire le bol le moins cher vu en boutique était à 200€.
Mais j'ai vu des petites boites à 6000€... et des petites tables à 145000€ aussi.

Car ces derniers jours j'ai été à Kanazawa et Wajima, villes du centre-nord-ouest du pays (c'est pas facile à expliquer la géographie nippone... Disons entre les Alpes japonaises et la mer). Wajima est à deux heures de Kanazawa, où je loge, mais que sont deux heures de bus quand on peut aller admirer les merveilles du seul musée consacré entièrement aux laques ? Un typhon va-t-il m'arrêter ? Certainement pas. J'ai bravé la pluie et j'ai bien fait: les collections étaient superbes et la bibliothèque m'a fait palir d'envie, plus chargée de livres sur le sujet que je n'aurais pu l'imaginer.

Mais reprenons depuis le début.
Je suis arrivée à Kanazawa après un long périple en train (6 heures) depuis Naoshima. Une belle journée d'été comme j'en rêvais depuis 2 jours était au rendez-vous, et ça tombait bien parce que je devais visiter le "plus beau parc du Japon" (rien que ça): le Kenrokuen.

En effet c'était très beau... Mais celui de Takamatsu restera vraiment mon preferé (même si je sais que je ne me suis pas encore frottée à Kyoto). Comme Kanazawa est dans la région de production des laques je me suis dit "hop, tournée des musées". Sur les conseils du Lonely Planet j'en ai fais 3... dont un seul avec des laques. Je pense que je vais jeter ce guide - qui recommandait "600 pièces extraordinaires", quand 8 sont exposées. Oui, huit. Et même pas des laques.
J'ai ensuite explorée la ville, ses remparts, le parc du chateau, son grand marché aux poissons, et j'ai pu admirer de superbes hortensias un peu partout: fini les iris, on passe aux grosses fleurs bleues!
Je suis rentrée à la Pongyi Guesthouse, adorable petite auberge de jeunesse, où les gérantes nous attendaient pour le diner avec des gyozas spécial Kanazawa.
Les gyozas, si vous vous posez la question, ce sont des raviolis de porc vapeurs, fris sur un côté à la poêle. Et c'est vachement bon.

Mes camarades de chambre sont italienne, japonaise, roumaine-americaine. Comme on sera encore là demain, on se propose d'organiser la soirée du lendemain: l'Italie sera à l'honneur. (Et vous saurez maintenant que j'ai récupéré la VRAIE recette des pâtes carbo, enseignée par une italienne, et ça change tout).

Mais bon avant de boire du vin et manger des pâtes j'ai surtout pris le bus à 7h le matin pour Wajima, où comme je vous le disais j'ai passé un temps fou à admirer les laques. Le sympathique typhon en approche a bien ruiné la météo mais peu importe. Enfin, les trains vers le sud étaient quand même tous annulés dans la soirée.

Notre soirée italienne s'est rudement bien déroulée, arrosée de vin chilien, italien, et surtout d'ume-shu maison (alcool de prune).
Les gerantes nous ont expliqué comment en faire nous même, avec des alcools à 13/15 degrés - et pas comme elles, qui le font avec du whisky - et je pense m'y essayer avec des abricots en rentrant.

Ce matin il a fallu partir: j'ai pris le bus pour retourner dans les montagnes, dans la région de Shirakawa-go, à Ogimachi, petit village classé au Patrimoine Mondial de l'UNESCO pour ses grandes maisons aux toits de chaume à double pente très accentuée qui sont uniques au Japon et dans lesquelles on faisait surtout de l'élevage de vers à soie. Ces toits très pentus sont dûs aux importantes chutes de neige qui ont lieu pendant l'hiver: 4 voir 5 mètres. Ca évite que les toits des maisons ne s'écroulent...
Maison dans laquelle je vais d'ailleurs passer une nuit! Et ce soir je suis toute seule. Les fermiers qui tiennent la demeure m'ont préparé le meilleur diner de mon séjour, avec des haricots, des carottes, du riz de leur jardin, du poisson de leur bassin, et plein de petites choses merveilleuses.

Après 16h la ville est beaucoup plus agréable car les cars de touristes -chinois- sont partis. Il faut savoir qu'il y a quand même 1,5 millions de touristes par an... Tout était calme et tranquille, j'ai pu lire au bord de la rivière sous un soleil bien chaud, et finir d'achever ce magnifique bronzage digne d'un cycliste ou d'un surfeur en combi.
Maintenant que la nuit est tombée les grenouilles croassent et font un gentil vacarme dehors.

Encore une fois je suis désolée de ne pas pouvoir vous mettre les photos dans l'ordre et il faudra jouer aux devinettes. L'article est un peu long, pardon, j'espère que vous ne vous ennuyez pas trop ! mais demain je vais à Kyoto, dernière étape du séjour, et je voulais lui consacrer un ou deux articles à elle seule.

Alors à bientot !

(en photos bonus: du vin blanc Vieux Papes à 7€ et de la glace gout soba)