De retour à Pékin j'ai donc retrouvé mon père et Christophe. On est partis au marché de nuit dans la soirée pour que le nouveau venu s'essaie aux scorpions, sauterelles, serpent et autres. J'étais un peu patraque mais j'ai mis ça sur le dos du voyage en train, je devais être fatiguée.
Le lendemain matin on est partis vers 7h30 pour escalader la Grande Muraille mais ce coup-ci on a changé de tronçon: Mutianyu est à 1h1/2 de Pékin, le mur y est restauré mais pas encore trop touristique.
Le soleil n'a pas vraiment été de la partie, nous laissant un ciel gris et brumeux pendant toute la rando. Je n'étais toujours pas en forme, et ça m'a paru plus dur que la première fois - alors que ça ne l'était pas du tout.
Le morceau de muraille à Jinshanling est bien plus beau, bien plus impressionant, mais bien plus dur. Ici à Mutianyu pas de marches effondrées, pas de soleil de plomb, ça aurait du aller. Seul vraimet cool: on redescend du haut de la montagne en TOBOGGAN !! On s'assoie sur des sièges prévus pour glisser sur les parois de métal, un peu comme dans le bobsled mais en beaucoup plus soft hein... Et puis hop c'est parti ! C'était super.
On est redescendus prendre le déjeuner (servi par le resto de l'hotel - le Red Lantern House).
Mais après être revenue à la chambre j'étais complètement barbouillée. J'ai finis par faire le lien avec les medocs chinois, que j'avais commencé à prendre 2 jours plus tot, et j'ai rendu mon dejeuner. On a attendu un peu puis on s'est promené sur les bords du lac pas loin, histoire de finir les achats souvenirs/cadeaux.
On a aussi trouvé une maison de thé super mignonne où on s'est arrêtés faire une dégustation de oolong et thé noir impérial. Je devais accompagner ces messieurs au resto mais comme je n'étais pas bien je suis rentrée en taxi à l'hotel... Après un autre tour aux toilettes je me suis couchée, et après une heure papa et Christiphe sont venus récuperer leurs affaires, prendre une douche, puis ont pris le chemin de l'aeroport.
L'histoire finie bien puisque ce matin je me sens tout à fait bien ! J'ai arrêté mes pilules vertes et je suis passée au thé citron/miel, ce qui me réussi mieux.
J'ai aussi changé de chambre d'hotel. Je vous ferai un article illustré des hotels où je suis allée un peu plus tard... Mais pour faire bref j'avais choisi le Red Lantern House pour ses chambres à la chinoise, ses petites cours, etc. J'avais booké une chambre avec lit simple histoire que mes derniers jours en Chine ne se passe pas en dortoir. Seulement voilà à l'arrivée la chambre était minuscule, sombre, affreuse, avec un papier peint rose plein de bulles colorées pour chambre d'enfant, les vitres cassées et scotchées. Et le pire de tout la fenêtre donnait sur des toilettes publiques, et j'ai eu la bonne surprise à 5h du mat le premier jour d'être réveillée par les chinois qui dorment dans les dortoirs à côté... Pas parce qu'ils parlaient mais par leurs aller et retour aux toilettes et surtout par leur raclement de gorge et crachats jusqu'a 6h30. J'ai donc foncé à la reception pour demander une autre chambre. Evidemment "c'est plein" mais ils m'ont trouvé une chambre dans une annexe. Ce n'est pas encore ce que j'avais vu sur leurs photos du site mais c'est propre, neuf, et surtout silencieux. Je ne sais pas où se cachent les chambres de leur site internet mais c'est limite mensonger et je ne suis pas ravie (d'autant que le moindre service est facturé très cher - lessive, reservation de taxi, de train, petit dej...).
J'espère que je n'aurais pas ce genre de surprise au Japon.
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mardi 22 mai 2012
samedi 19 mai 2012
Datong, la poussiéreuse - 19 mai
Pas très éloignée du Désert de Gobi, le mot qui revient le plus dans la bouche des visiteurs à Datong est "dust, dust, dust".
Et pour en manger de la poussière, on en mange. Il continue de faire très chaud (34 ce matin à 9h15), mais ici le temps est étrange: sur les coups de 15/16h, le ciel se couvre, devient noir, un ou deux éclairs, un peu de tonerre, une brève averse, et c'est fini. Les nuages repartent. Ça a été comme ça les deux jours.
J'ai découvert avec bonheur les "wet tissues" qui nettoient aussi bien visage que mains et ça fait du bien !
Ce sont mes deux compagnons de voyage à Datong qui m'ont donné plein de tuyaux utiles pour surmonter les petits tracas en Chine: Stephany est américaine, de NY, prof de math et d'eco à Shangai; Eric est Canadien, du Quebec, prof d'anglais dans le Nord de la Chine. Ils m'ont embarqué dans un road trip d'une journée qui a été super. On a loué une voiture avec chauffeur (30€ la journée, à 3) et en route pour le Monastère suspendu, le Mont HengShan et la pagode Muta, la plus vielle pagode en bois de toute la Chine.
C'était super et il faut dire que Eric avait de la bonne humeur à revendre. Il a quand même réussi l'exploit de boire plus de bières en une journée que nous de l'eau, à deux. Et je ne parle pas de canettes mais de bouteilles.
Ils sont partis hier soir en train et moi ce matin je suis allée voir les grottes de Yungang: l'un des quatre sites d'art bouddhique les plus renommés de Chine. 252 grottes, 51 000 statues, elles représentent une réussite exceptionnelle de l'art rupestre bouddhique en Chine. La plupart d'entre elles furent creusées entre 460 et 494. La majorité des grottes sont cependant fermées au public... Parmi la cinquantaine auxquelles on peut avoir accès, on peut quand même admirer des chefs d'œuvre comme la statue d'un Bouddha de 17 mètres.
La fraicheur des grottes faisait du bien avec ce soleil. J'ai découvert une nouvelle glace (oui je fais collection de glaces chinoises. Ma préferée pour le moment c'est chocolat amandes avec dedans vanille miel et flocons d'avoine. Un délice!)
Exploit du jour: trouver une pharmacie, expliquer que je suis enrhumée, et acheter un medoc. I did it!
Non parce que je suis vraiment enrhumée, la faute à Pingyao et ses 35 degrés le jour et 19 la nuit...
J'avais eu le droit au même topo à NY en mars. On va voir si les médicaments chinois valent les médicaments américains...
Il a aussi fallu que je rachète des lunettes de soleil car j'ai bëtement réussi à casser les 2 branches des miennes. Hop, me voilà avec des lunettes chinoises... Et l'étui qui va avec.
Demain je reprends le train, le dernier, pour Pékin, où je vais retrouver mon père et son meilleur copain qui l'a rejoint pour quelques jours.
Quelque chose me dit que ça ne va pas être triste !
5 derniers jours en Chine avant de partir pour le Japon... L'aventure est loin d'être terminée.
A plus tard tout le monde ;)
Et pour en manger de la poussière, on en mange. Il continue de faire très chaud (34 ce matin à 9h15), mais ici le temps est étrange: sur les coups de 15/16h, le ciel se couvre, devient noir, un ou deux éclairs, un peu de tonerre, une brève averse, et c'est fini. Les nuages repartent. Ça a été comme ça les deux jours.
J'ai découvert avec bonheur les "wet tissues" qui nettoient aussi bien visage que mains et ça fait du bien !
Ce sont mes deux compagnons de voyage à Datong qui m'ont donné plein de tuyaux utiles pour surmonter les petits tracas en Chine: Stephany est américaine, de NY, prof de math et d'eco à Shangai; Eric est Canadien, du Quebec, prof d'anglais dans le Nord de la Chine. Ils m'ont embarqué dans un road trip d'une journée qui a été super. On a loué une voiture avec chauffeur (30€ la journée, à 3) et en route pour le Monastère suspendu, le Mont HengShan et la pagode Muta, la plus vielle pagode en bois de toute la Chine.
C'était super et il faut dire que Eric avait de la bonne humeur à revendre. Il a quand même réussi l'exploit de boire plus de bières en une journée que nous de l'eau, à deux. Et je ne parle pas de canettes mais de bouteilles.
Ils sont partis hier soir en train et moi ce matin je suis allée voir les grottes de Yungang: l'un des quatre sites d'art bouddhique les plus renommés de Chine. 252 grottes, 51 000 statues, elles représentent une réussite exceptionnelle de l'art rupestre bouddhique en Chine. La plupart d'entre elles furent creusées entre 460 et 494. La majorité des grottes sont cependant fermées au public... Parmi la cinquantaine auxquelles on peut avoir accès, on peut quand même admirer des chefs d'œuvre comme la statue d'un Bouddha de 17 mètres.
La fraicheur des grottes faisait du bien avec ce soleil. J'ai découvert une nouvelle glace (oui je fais collection de glaces chinoises. Ma préferée pour le moment c'est chocolat amandes avec dedans vanille miel et flocons d'avoine. Un délice!)
Exploit du jour: trouver une pharmacie, expliquer que je suis enrhumée, et acheter un medoc. I did it!
Non parce que je suis vraiment enrhumée, la faute à Pingyao et ses 35 degrés le jour et 19 la nuit...
J'avais eu le droit au même topo à NY en mars. On va voir si les médicaments chinois valent les médicaments américains...
Il a aussi fallu que je rachète des lunettes de soleil car j'ai bëtement réussi à casser les 2 branches des miennes. Hop, me voilà avec des lunettes chinoises... Et l'étui qui va avec.
Demain je reprends le train, le dernier, pour Pékin, où je vais retrouver mon père et son meilleur copain qui l'a rejoint pour quelques jours.
Quelque chose me dit que ça ne va pas être triste !
5 derniers jours en Chine avant de partir pour le Japon... L'aventure est loin d'être terminée.
A plus tard tout le monde ;)
Marchander à la chinoise
Petite anecdote sur les négociations chinoises...
Ces derniers jours j'ai fais 2/3 petits achats pour des cadeaux, des souvenirs. En Chine quand ce sont des magasins de rue ou sans prix, tout se négocie.
Les premières fois je n'ai clairement pas assez marchandé: on me demande 89, je propose 60, on me répond oui de suite.
Alors ce matin j'y suis allée au culot: je voulais 3 porte clefs. La dame me dit 25 chacun. Je réponds non, 15 pour les trois. Elle me regarde avec de grands yeux comme si j'étais folle, secoue la tête. Alors je repose les porte clefs (il y avait les mêmes partout dans les stands à côté) et m'en vais. J'ai pas fais 2 pas qu'elle me rattrappe en disant "ok ok ok".
C'est décidé, je vais marchander sévère.
Les règles sont simples:
- soit vous proposer un prix et on vous dit non, vous partez, on vous rattrape (ou pas)
- soit vous proposez un prix et le vendeur commence à descendre, dans ce cas si vous restez ferme, il finira par atteindre votre prix (vous pouvez toujours remonter de 5/10 yuan votre offre mais pas plus)
En revanche si le vendeur accède à votre offre, vous êtes obligé d'acheter. On ne marchande pas juste pour jouer..
Ces derniers jours j'ai fais 2/3 petits achats pour des cadeaux, des souvenirs. En Chine quand ce sont des magasins de rue ou sans prix, tout se négocie.
Les premières fois je n'ai clairement pas assez marchandé: on me demande 89, je propose 60, on me répond oui de suite.
Alors ce matin j'y suis allée au culot: je voulais 3 porte clefs. La dame me dit 25 chacun. Je réponds non, 15 pour les trois. Elle me regarde avec de grands yeux comme si j'étais folle, secoue la tête. Alors je repose les porte clefs (il y avait les mêmes partout dans les stands à côté) et m'en vais. J'ai pas fais 2 pas qu'elle me rattrappe en disant "ok ok ok".
C'est décidé, je vais marchander sévère.
Les règles sont simples:
- soit vous proposer un prix et on vous dit non, vous partez, on vous rattrape (ou pas)
- soit vous proposez un prix et le vendeur commence à descendre, dans ce cas si vous restez ferme, il finira par atteindre votre prix (vous pouvez toujours remonter de 5/10 yuan votre offre mais pas plus)
En revanche si le vendeur accède à votre offre, vous êtes obligé d'acheter. On ne marchande pas juste pour jouer..
jeudi 17 mai 2012
Pingyao, cité Han du XIVe siècle - 17 mai
Avec mes 3 chinois j'ai donc débarqué à Pingyao, dans la province du Shanxi. Elle fut le plus grand centre bancaire de toute la Chine au XIXe et début du XXe siècle, mais aujourd'hui c'est surtout pour son héritage historique qu'on vient la visiter.
La ville présente une image animée de la vie culturelle, sociale, économique et religieuse du peuple Han il y a environ 600 à 1000 ans. La ville a été inscrite en 1997 au patrimoine mondial de l'UNESCO grace à ses hauts remparts qui entourent la ville, ses rues bien préservées, ses magasins, ses temples et à ses logements résidentiels construits durant les dynasties des Ming (1368-1644) et des Qing (1644-1911).
Le plan de la ville correspond à une tortue, avec la porte du sud comme tête, la porte du nord comme queue, les quatre portes de l'ouest et l'est comme les quatre jambes, et les quatre rues principales, huit petites rues et 72 ruelles représentant les dessins sur le dos de la tortue. En Chine antique, la tortue était le symbole de la longévité et de la paix.
Impossible de s'y perdre !
Comme à l'interieur des remparts presque tout le centre est piéton on a loué un vélo. Oui oui vous avez bien lu, je suis inclue dans le "on": j'ai fait du vélo en Chine!
Mais bon je me suis fait avoir: ils m'ont emmené dans un temple "pas loin" de la ville, c'est à dire 45 minutes de vélo. Et ce ne sont pas franchement des vtt les vélos chinois. Ajoutez à cela que le Shanxi est la plus grande région minière de Chine, que j'ai du croiser 60 camions à l'aller, et au retour, chargés de charbon, et vous aurez une idée de ce que j'ai respiré de bon ce matin là.
MAIS ça valait le coup: le temple de Shuanglin, reconstruit en 1571, renferme des statues datant des Song (10e au 13eme siècle) et des Yuan (13 et 14eme siècle) qui pour la première fois m'ont parues vraiment authentiques et surtout très belles.
Après on a tenté les spécialités culinaires Pingyao mais rien de bien fantastique: des nouilles grises vapeur, fades, du roti de porc froid, un genre de patate dans une sauce au sucre... Pas top. Le seul truc bon c'était le Shajizhi, un jus de fruits à base d'argousier.
L'après midi ça a été visite de la ville et de tous ses points historiques et touristiques. Vous achetez un ticket valable 2 jours qui vous permet d'acceder à tout: beaucoup de très belles cours, maisons, salles d'entrainement de kung fu, les remparts, les temples...
Le lendemain matin je suis partie en mini bus à la résidence de la famille Wang: à 1h de Pingyao, dans le village de Lingshi, on accède à cette "résidence" (123 cours, 10 000m2...) assez facilement et elle se visite en une bonne heure et demi. Elle a été construite à l'époque des Ming.
C'est super, si vous avez le temps de l'inclure dans votre parcours je le recommande. Pour une fois que ça ne sent pas la peinture fraiche et que ça à l'air d'époque... Pas comme les remparts ou les construction aperçues derrière les remparts à 1km, où les ouvriers finissaient la muraille sous le soleil et les édifices en bois n'étaient pas encore peints.
Dans 10 ans ça sera la résidence des Yucxi, de bons copains des Wang j'en suis sûre.
En rentrant j'ai grimpé sur les remparts de Pingyao. Ce qui m'a valu un joli bronzage (pas d'ombre et à 14/15h ça tapait bien). Le circuit de la muraille construite à la fin du 14e siècle est de 6 km de long. Bon je n'ai fait que la moitié, traud chaud. Mais c'était une belle promenade, très sympa de voir toute la ville d'en haut.
Je passais cette dernière nuit dans mon dortoir au Yamen Hostel (où j'ai eu le dortoir pour moi pour les 2 nuits) et le lendemain je prenais le train pour Datong. Suite au prochain épisode...
Photos: cour du Yamen hostel, mon super velo, la super boisson, cour d'entrainement pour le kung fu et le tir a l'arc (mais n'est pas Robin des bois qui veut), spectacle dans la tour au centre le ville, mes copains les camions, la future résidence époque Qing, chinese night...
La ville présente une image animée de la vie culturelle, sociale, économique et religieuse du peuple Han il y a environ 600 à 1000 ans. La ville a été inscrite en 1997 au patrimoine mondial de l'UNESCO grace à ses hauts remparts qui entourent la ville, ses rues bien préservées, ses magasins, ses temples et à ses logements résidentiels construits durant les dynasties des Ming (1368-1644) et des Qing (1644-1911).
Le plan de la ville correspond à une tortue, avec la porte du sud comme tête, la porte du nord comme queue, les quatre portes de l'ouest et l'est comme les quatre jambes, et les quatre rues principales, huit petites rues et 72 ruelles représentant les dessins sur le dos de la tortue. En Chine antique, la tortue était le symbole de la longévité et de la paix.
Impossible de s'y perdre !
Comme à l'interieur des remparts presque tout le centre est piéton on a loué un vélo. Oui oui vous avez bien lu, je suis inclue dans le "on": j'ai fait du vélo en Chine!
Mais bon je me suis fait avoir: ils m'ont emmené dans un temple "pas loin" de la ville, c'est à dire 45 minutes de vélo. Et ce ne sont pas franchement des vtt les vélos chinois. Ajoutez à cela que le Shanxi est la plus grande région minière de Chine, que j'ai du croiser 60 camions à l'aller, et au retour, chargés de charbon, et vous aurez une idée de ce que j'ai respiré de bon ce matin là.
MAIS ça valait le coup: le temple de Shuanglin, reconstruit en 1571, renferme des statues datant des Song (10e au 13eme siècle) et des Yuan (13 et 14eme siècle) qui pour la première fois m'ont parues vraiment authentiques et surtout très belles.
Après on a tenté les spécialités culinaires Pingyao mais rien de bien fantastique: des nouilles grises vapeur, fades, du roti de porc froid, un genre de patate dans une sauce au sucre... Pas top. Le seul truc bon c'était le Shajizhi, un jus de fruits à base d'argousier.
L'après midi ça a été visite de la ville et de tous ses points historiques et touristiques. Vous achetez un ticket valable 2 jours qui vous permet d'acceder à tout: beaucoup de très belles cours, maisons, salles d'entrainement de kung fu, les remparts, les temples...
Le lendemain matin je suis partie en mini bus à la résidence de la famille Wang: à 1h de Pingyao, dans le village de Lingshi, on accède à cette "résidence" (123 cours, 10 000m2...) assez facilement et elle se visite en une bonne heure et demi. Elle a été construite à l'époque des Ming.
C'est super, si vous avez le temps de l'inclure dans votre parcours je le recommande. Pour une fois que ça ne sent pas la peinture fraiche et que ça à l'air d'époque... Pas comme les remparts ou les construction aperçues derrière les remparts à 1km, où les ouvriers finissaient la muraille sous le soleil et les édifices en bois n'étaient pas encore peints.
Dans 10 ans ça sera la résidence des Yucxi, de bons copains des Wang j'en suis sûre.
En rentrant j'ai grimpé sur les remparts de Pingyao. Ce qui m'a valu un joli bronzage (pas d'ombre et à 14/15h ça tapait bien). Le circuit de la muraille construite à la fin du 14e siècle est de 6 km de long. Bon je n'ai fait que la moitié, traud chaud. Mais c'était une belle promenade, très sympa de voir toute la ville d'en haut.
Je passais cette dernière nuit dans mon dortoir au Yamen Hostel (où j'ai eu le dortoir pour moi pour les 2 nuits) et le lendemain je prenais le train pour Datong. Suite au prochain épisode...
Photos: cour du Yamen hostel, mon super velo, la super boisson, cour d'entrainement pour le kung fu et le tir a l'arc (mais n'est pas Robin des bois qui veut), spectacle dans la tour au centre le ville, mes copains les camions, la future résidence époque Qing, chinese night...
Les voyages en train... Chinois - 17 mai
Par malchance le post sur Pingyao que je vous avez préparé a disparu. Mystère. Il va donc falloir que je retape tout.
Comme je viens d'arriver à Datong, et par conséquent de finir mon second voyage en train, j'en profite pour faire un petit intermède "transports chinois".
Sur l'image qu'on a de la Chine les choses ne font encore que se confirmer: on a 20 ans de retard. Oui il y a du monde mais les gens ne montent pas par les fenêtres, les wagons ne sont pas blindés de gens debouts, chacun a sa couchette bien tenue. Une hollandaise avec qui j'ai pris mon premier train m'a expliqué qu'en Inde c'est encore très compliqué (mais les gens ne voyages pas sur les toits!), alors qu'en Chine prendre le train est un jeu d'enfants.
Et elle avait TELLEMENT raison.
Arrivée à la gare de gros panneaux indiquent dans quelle salle se rendre pour attendre son train avant l'ouverture des portes. Car en Chine on n'a pas accès aux quais (des gens qui se balladent et qui trainent près des voies ? Mais ça va pas non), deux grosse grilles métalliques bloquent la voie. On doit donc patienter dans le hall de gare: le plus dégueu qu'il m'ait été donné de voir, à Xi'an, et d'un blanc immaculé à Pingyao... A Xi'an ils avaient installé un container poubelle pour que les gens crachent dedans. Le sol était noir, jonché de crasse, de nouriturre.
Et puis il y a 300 personnes qui attendent. 1/2h avant l'ouverture des portes les gens commencent à se presser devant les grilles: ce sont ceux qui sont sur les sièges en dur. Ah oui car il faut savoir qu'en Chine pas de 1ere/2eme classe, non, on choisit siège dur/mou ou couchette dure/molle. Et ceux qui sont en siège dur n'ont pas de numero et peuvent se retrouver debout... Mais surtout en Chine faire la queue est un jeu: au Mont Hua Shan deux petites vieilles s'amusaient à doubler tout le monde dans la queue pour le télépherique. Une fois devant l'entrée elles se sot mises sur le côté pour attendre leurs copains... Pendant 20 minutes. Et c'est pareil pour tout le monde. Voila, pour les trains c'est pareil: au final il y a bien assez de sièges et bien assez de temps pour monter dans le train, mais à l'ouverture des portes on se presse, certains montent sur les fauteuils avec les valises pour les enjamber.
Moi j'arrive à ma voiture couchettes dures. Elles se présentent comme suit: 3 lits superposés, face à 3 autres, sans porte. Une cloison, et ainsi de suite. Je suis à côté des toilettes et de la zone fumeur. Ca commence super bien.
Je dis au revoir à mon papa, et puis j'entends un bonjour au dessus de ma tête: un chinois qui étudie le francais depuis 4 ans est là avec deux copine, ils partent pour Pingyao.
C'est drole car ils ne parlent pas du tout anglais mais se debrouillent bien en français. Ce seront mes compagnons de voyage à Pingyao, (que je vous raconte demain).
Finalement avec Quiès et masque la nuit ne s'est pas trop mal passée...
Le voyage Pingyao - Datong ça a été plus dur: 8 heures de voyage de jour, sans stop et sans sortir de sa couchette, ça fait long.
Et puis il a fait chaud. J'en ai eu marre de me faire dévisager alors j'ai fini par me cacher derrière un oreiller qui me donnait encore plus chaud (mais bon quand les chinois(es) font 1, 2, 3 fois l'aller/retour devant ta portion de compartiment juste pour te regarde rau bout d'un moment tu en as marre. Voilà aussi pourquoi je ne suis pas descendue de ma couchette. Personne ne te parle puisqu'ils ne peuvent pas. Donc lecture, musique, dodo, lecture, musique, musique...
Très long. Il m'en reste un dernier à faire, le 20, un peu moins long (6h) pour rentrer à Pékin.
Impossible de rentrer dans le train sans billet (remarque valable pour le bus et le métro), il est checké deux fois à la gare, puis une fois à l'interieur on te l'échange contre une carte. 15 min avant ton arrêt le controle vient te voir, et rend ton billet. Comme ça tu ne peux pas rater ton stop! Magique! (il y a un controleur, voir deux, par compartiment... Sans compter les gens qui nettoient, passe dans les couloirs proposer boissons, plateaux repas chauds, ou ramassent les poubelles -differents de ceux qui nettoient. Aaah c'est beau le communisme, tout le monde a du travail).
Autre chose que je n'ai pas fait dans le train: essayer les toilettes. J'ai du boire un verre d'eau dans la journée pour être sûre de ne pas y aller.
Parce que si il y a un gros problème en Chine, plus que tout autre chose, ce sont les toilettes.
Etablissements de luxe, shopping center, resto, hotels, musées... partout ils sont nauséabonds et crades. Déjà le papier se jette exclusivement dans la poubelle, jamais dans la cuvette, ce qui n'aide en rien pour les odeurs, mais en plus c'est mal nettoyé, les évacuations fonctionnent mal... D'ailleurs c'est quelque chose que je ne comprends pas: il y a des gens pour nettoyer tout, partout, certains ont meme une mini chlbre attenant la porte des toilettes publiques, et c'est TOUJOURS sale.
Je crois que je vous ferai un article spécial toilettes, ça sera instructif (vous y aurez droit au Japon aussi mais pas pour les mêmes raisons ;)
Comme je viens d'arriver à Datong, et par conséquent de finir mon second voyage en train, j'en profite pour faire un petit intermède "transports chinois".
Sur l'image qu'on a de la Chine les choses ne font encore que se confirmer: on a 20 ans de retard. Oui il y a du monde mais les gens ne montent pas par les fenêtres, les wagons ne sont pas blindés de gens debouts, chacun a sa couchette bien tenue. Une hollandaise avec qui j'ai pris mon premier train m'a expliqué qu'en Inde c'est encore très compliqué (mais les gens ne voyages pas sur les toits!), alors qu'en Chine prendre le train est un jeu d'enfants.
Et elle avait TELLEMENT raison.
Arrivée à la gare de gros panneaux indiquent dans quelle salle se rendre pour attendre son train avant l'ouverture des portes. Car en Chine on n'a pas accès aux quais (des gens qui se balladent et qui trainent près des voies ? Mais ça va pas non), deux grosse grilles métalliques bloquent la voie. On doit donc patienter dans le hall de gare: le plus dégueu qu'il m'ait été donné de voir, à Xi'an, et d'un blanc immaculé à Pingyao... A Xi'an ils avaient installé un container poubelle pour que les gens crachent dedans. Le sol était noir, jonché de crasse, de nouriturre.
Et puis il y a 300 personnes qui attendent. 1/2h avant l'ouverture des portes les gens commencent à se presser devant les grilles: ce sont ceux qui sont sur les sièges en dur. Ah oui car il faut savoir qu'en Chine pas de 1ere/2eme classe, non, on choisit siège dur/mou ou couchette dure/molle. Et ceux qui sont en siège dur n'ont pas de numero et peuvent se retrouver debout... Mais surtout en Chine faire la queue est un jeu: au Mont Hua Shan deux petites vieilles s'amusaient à doubler tout le monde dans la queue pour le télépherique. Une fois devant l'entrée elles se sot mises sur le côté pour attendre leurs copains... Pendant 20 minutes. Et c'est pareil pour tout le monde. Voila, pour les trains c'est pareil: au final il y a bien assez de sièges et bien assez de temps pour monter dans le train, mais à l'ouverture des portes on se presse, certains montent sur les fauteuils avec les valises pour les enjamber.
Moi j'arrive à ma voiture couchettes dures. Elles se présentent comme suit: 3 lits superposés, face à 3 autres, sans porte. Une cloison, et ainsi de suite. Je suis à côté des toilettes et de la zone fumeur. Ca commence super bien.
Je dis au revoir à mon papa, et puis j'entends un bonjour au dessus de ma tête: un chinois qui étudie le francais depuis 4 ans est là avec deux copine, ils partent pour Pingyao.
C'est drole car ils ne parlent pas du tout anglais mais se debrouillent bien en français. Ce seront mes compagnons de voyage à Pingyao, (que je vous raconte demain).
Finalement avec Quiès et masque la nuit ne s'est pas trop mal passée...
Le voyage Pingyao - Datong ça a été plus dur: 8 heures de voyage de jour, sans stop et sans sortir de sa couchette, ça fait long.
Et puis il a fait chaud. J'en ai eu marre de me faire dévisager alors j'ai fini par me cacher derrière un oreiller qui me donnait encore plus chaud (mais bon quand les chinois(es) font 1, 2, 3 fois l'aller/retour devant ta portion de compartiment juste pour te regarde rau bout d'un moment tu en as marre. Voilà aussi pourquoi je ne suis pas descendue de ma couchette. Personne ne te parle puisqu'ils ne peuvent pas. Donc lecture, musique, dodo, lecture, musique, musique...
Très long. Il m'en reste un dernier à faire, le 20, un peu moins long (6h) pour rentrer à Pékin.
Impossible de rentrer dans le train sans billet (remarque valable pour le bus et le métro), il est checké deux fois à la gare, puis une fois à l'interieur on te l'échange contre une carte. 15 min avant ton arrêt le controle vient te voir, et rend ton billet. Comme ça tu ne peux pas rater ton stop! Magique! (il y a un controleur, voir deux, par compartiment... Sans compter les gens qui nettoient, passe dans les couloirs proposer boissons, plateaux repas chauds, ou ramassent les poubelles -differents de ceux qui nettoient. Aaah c'est beau le communisme, tout le monde a du travail).
Autre chose que je n'ai pas fait dans le train: essayer les toilettes. J'ai du boire un verre d'eau dans la journée pour être sûre de ne pas y aller.
Parce que si il y a un gros problème en Chine, plus que tout autre chose, ce sont les toilettes.
Etablissements de luxe, shopping center, resto, hotels, musées... partout ils sont nauséabonds et crades. Déjà le papier se jette exclusivement dans la poubelle, jamais dans la cuvette, ce qui n'aide en rien pour les odeurs, mais en plus c'est mal nettoyé, les évacuations fonctionnent mal... D'ailleurs c'est quelque chose que je ne comprends pas: il y a des gens pour nettoyer tout, partout, certains ont meme une mini chlbre attenant la porte des toilettes publiques, et c'est TOUJOURS sale.
Je crois que je vous ferai un article spécial toilettes, ça sera instructif (vous y aurez droit au Japon aussi mais pas pour les mêmes raisons ;)
lundi 14 mai 2012
Xi'an : excursion au Mt Hua San, découverte de l'armée de terre cuite - 14 mai
Xi'an est une ville un peu à part, avec un grand quartier musulman. L'hotel où on logeait, le Han Tang Inn, était assez grand, une belle auberge de jeunesse avec des chambres doubles, un jardin/terrasse sur le toit, une veranda avec un billard, et puis un personnel accueillant et dispo. On n'était pas loin du quartier musulman donc le premier jour on a tourné et viré dans ce coin, achetant des patisseries à des chinoises voilées ou visitant la mosquée de style chinois avec les hommes à la prière. Très bizarre de voir des chinois avec de petites toques et une barbe. On a essayé des petites choses frites, des galettes, des raviolis, puis des écrevisses. Mais surtout, partout, du "sua me tan". C'est devenu ma boisson préferée en Chine: c'est un de jus de prune, servi très frais, mais la texture est comme un jus de raisin, genre eau/sirop, pas épais comme un jus d'orange. Et c'est trooop bon.
Bon mais passons maintenant aux choses sérieuses: notre excursion sur le Mont Hua Shan. Je vous en avais un peu parlé dans l'article sur mon itineraire en Chine. Une des 5 montagnes sacrées blabla, plus haut sommet à 2150 et quelques mètres... Et ben nous on est monté à 2096m et je vous promets que déjà, c'est pas mal.
On a eu la "bonne" idée d'y aller le dimanche, histoire d'être bien entourés de chinois. Et bien ça n'a pas loupé: Disneyland version Chine, done. 40 minutes d'attente avant de pouvoir prendre le telepherique qui nous emmène au sommet Nord (ce qui nous évite déja 2h de marche) puis on a rejoint le sommet Est en 2h30. Je ne sais pas combien de marches j'ai monté mais BEAUCOUP. Et puis toi t'es crevée, tu veux faire une pause, et là t'as un vieux chargé de cartons de nouilles déshydratées, ou de bouteilles d'eau, en équilibre de chaque coté d'un bout de bois, qui monte sa montagne, te dépasserait presque. Ils montent et descendent plusieurs fois par jour pour approvisionner les points resto ou les quelques habitants. Impressionant. Donc tu n'abandonnes pas. Mais quand t'es en haut et que les marches c'est FINI t'es content.
(en vrai c'est jamais fini, on peut faire la boucle entre les 4 sommets). Certains dorment la haut et font les 4 sur deux jours. Et se lèvent un peu avant le soleil pour admirer l'aurore au petit matin.
On est rentrés bien crevés (levés 6h, encore) mais contents de l'avoir fait.
Le lendemain on s'est attaqué à l'attraction touristique de Xi'an: l'armée de soldats en terre cuite.
Elle fait partie du mausolée de l'empereur Qin Shi Huangdi (le même barge que celui de la Grande Muraille), mausolée qui s'étend sur environ 56 km². L'ensemble archéologique comprend d'une part le tombeau proprement dit (rempli, dit-on, de fabuleux trésors et des carcasses des ouvriers emmurés vivants pour qu'ils ne révèlent pas l'emplacement de la tombe... Apparemment ça a bien fonctionné, on ne l'a jamais trouvée) et d'autre part des fosses où l'on a trouvé en 1974 l'armée enterrée.
Les fosses contiennent quelque huit mille statues de soldats datant de 210 av. J-C, et qui ont quasiment toutes un visage différent: c'est une armée destinée à garder l'empereur. Ces statues furent cuites dans des fours à une chaleur d’environ 900 °C, puis décorées et colorées. La plupart ont perdu leurs couleurs dès leur sortie du sol mais il reste des photos qui prouvent qu'elles étaient peintes des pieds à la tete.
Mais la question qui nous est apparue après notre visite, à tous les deux, c'est: est-ce que tout ça ne serait pas totalement bidon ? Et-ce que les chinois dans les années 70, pour éclabousser Mao de prestige avec cette decouverte, n'auraient pas fabriqué et enterré des milliers de soldats ? Ca serait peut-etre le meilleur coup touristique du 20eme siècle. Car il faut savoir que l'entrée pour visiter 3 fosses est de 150 yuan (donc 15€) ce qui est HYPER cher pour ce qu'il y a à voir. Le site le plus cher de ceux que j'ai pu visiter, et qui attire 4 millions de visiteurs par an les amis.
Et voila, Xi'an c'est fini. Je prendrai le train de nuit pour Pingyao entre le 14 et le 15. Et promis je vous raconterai cette aventure en couchettes chinoises mixtes. Ca risque d'être folklo...
Bon mais passons maintenant aux choses sérieuses: notre excursion sur le Mont Hua Shan. Je vous en avais un peu parlé dans l'article sur mon itineraire en Chine. Une des 5 montagnes sacrées blabla, plus haut sommet à 2150 et quelques mètres... Et ben nous on est monté à 2096m et je vous promets que déjà, c'est pas mal.
On a eu la "bonne" idée d'y aller le dimanche, histoire d'être bien entourés de chinois. Et bien ça n'a pas loupé: Disneyland version Chine, done. 40 minutes d'attente avant de pouvoir prendre le telepherique qui nous emmène au sommet Nord (ce qui nous évite déja 2h de marche) puis on a rejoint le sommet Est en 2h30. Je ne sais pas combien de marches j'ai monté mais BEAUCOUP. Et puis toi t'es crevée, tu veux faire une pause, et là t'as un vieux chargé de cartons de nouilles déshydratées, ou de bouteilles d'eau, en équilibre de chaque coté d'un bout de bois, qui monte sa montagne, te dépasserait presque. Ils montent et descendent plusieurs fois par jour pour approvisionner les points resto ou les quelques habitants. Impressionant. Donc tu n'abandonnes pas. Mais quand t'es en haut et que les marches c'est FINI t'es content.
(en vrai c'est jamais fini, on peut faire la boucle entre les 4 sommets). Certains dorment la haut et font les 4 sur deux jours. Et se lèvent un peu avant le soleil pour admirer l'aurore au petit matin.
On est rentrés bien crevés (levés 6h, encore) mais contents de l'avoir fait.
Le lendemain on s'est attaqué à l'attraction touristique de Xi'an: l'armée de soldats en terre cuite.
Elle fait partie du mausolée de l'empereur Qin Shi Huangdi (le même barge que celui de la Grande Muraille), mausolée qui s'étend sur environ 56 km². L'ensemble archéologique comprend d'une part le tombeau proprement dit (rempli, dit-on, de fabuleux trésors et des carcasses des ouvriers emmurés vivants pour qu'ils ne révèlent pas l'emplacement de la tombe... Apparemment ça a bien fonctionné, on ne l'a jamais trouvée) et d'autre part des fosses où l'on a trouvé en 1974 l'armée enterrée.
Les fosses contiennent quelque huit mille statues de soldats datant de 210 av. J-C, et qui ont quasiment toutes un visage différent: c'est une armée destinée à garder l'empereur. Ces statues furent cuites dans des fours à une chaleur d’environ 900 °C, puis décorées et colorées. La plupart ont perdu leurs couleurs dès leur sortie du sol mais il reste des photos qui prouvent qu'elles étaient peintes des pieds à la tete.
Mais la question qui nous est apparue après notre visite, à tous les deux, c'est: est-ce que tout ça ne serait pas totalement bidon ? Et-ce que les chinois dans les années 70, pour éclabousser Mao de prestige avec cette decouverte, n'auraient pas fabriqué et enterré des milliers de soldats ? Ca serait peut-etre le meilleur coup touristique du 20eme siècle. Car il faut savoir que l'entrée pour visiter 3 fosses est de 150 yuan (donc 15€) ce qui est HYPER cher pour ce qu'il y a à voir. Le site le plus cher de ceux que j'ai pu visiter, et qui attire 4 millions de visiteurs par an les amis.
Et voila, Xi'an c'est fini. Je prendrai le train de nuit pour Pingyao entre le 14 et le 15. Et promis je vous raconterai cette aventure en couchettes chinoises mixtes. Ca risque d'être folklo...
vendredi 11 mai 2012
La randonnée qui valait le coup - 10 mai
Comme vous le savez peut-être surement je ne suis pas une grande sportive. J'aime bien randonner mais je n'ai jamais beaucoup eu l'occasion de le faire. Seulement voilà, en venant en Chine on ne peut pas passer à côté de la Grande Muraille. Il fallait donc que je me prépare à perdre mes deux jambes dans cette aventure de trois heures.
"The great wall" est un ensemble de fortifications militaires chinoises construites, détruites et reconstruites en plusieurs fois et plusieurs endroits entre le 3e siècle av. J.-C. et le 17e siècle pour marquer et défendre la frontière nord de la Chine. C'est la structure architecturale la plus importante jamais construite par l’homme à la fois en longueur, en surface et en masse. Elle fait environ 7000 km...
Mais la Grande Muraille c'est plein de petits bouts de muraille en fait. Sa construction est tellement longue que si vous voulez plus de renseignements je vous invite à jeter un oeil sur Wikipédia. Historiquement on tient Shi Huangdi, empereur de la Dynastie Qin (-221 a -207 avant J.C) comme étant à l'origine du mur actuel. Mais on a très peu d'informations sur la durée du travail, l'epoque exacte, les renovations ou constructions... Et le nombre de personnes qui y ont laissé la vie. Cependant malgré les débats entre historiens et l'absence de récits historiques, elle reste dans l'imaginaire populaire chinois une œuvre colossale, fruit du travail forcé de milliers de bagnards, soldats, ouvriers et paysans. On estime à 1 million le nombre de personnes ayant travaillé à sa construction pendant 7 ans, jour et nuit. Les plus faibles ou les moins productifs étaient abattus pour laisser place à de nouveaux ouvriers. Shi Huangdi passe pour l'un des plus cruels des empereurs chinois.
Plusieurs parties sont accessibles et ouvertes aux visites.
- Badaling, la plus proche et la plus touristique, déconseillée par tout le monde tant le nombre de chinois qui couvrent la muraille empêche d'en apprécier la beauté. C'est aussi la seule partie entièrement restaurée, que l'on compare souvent à Disneyland tant ça fait carton-pâte.
- Mutianyu, un très beau morceau de muraille, préservé et beaucoup moins touristique que Badaling.
- Jinshanling, le dernier morceau très connu pour la ballade qu'il offre jusqu'à Simatai. Sauvage, sans restauration, dur, les marches s'écroulent et il faut parfois se hisser pour gravir quelques metres. Simatai étant fermé depuis bientot 2 ans pour "rénovation" (en fait c'est pour un différent entre les fermiers et l'Etat), on est obligé de faire la rando et de revenir sur ses pas.
C'est cette dernière partie que j'avais choisi de faire, histoire d'en avoir plein la vue.
Pour avoir fait une petite rando de 3/4 heures au Cirque de Mafate à la Réunion je peux vous dire qu'on joue pas non plus au même niveau. N'esperez pas faire la muraille sur ce tronçon sans chaussures adaptées, sans eau, sans crème solaire. C'est DUR. Pour être honnête je me suis arrêtée une tour de garde avant mon père, sinon je savais que je ne pourrais pas revenir. Le soleil commençait à taper très fort sur les coups de midi et on a un peu souffert. Une tour avant l'arrivée mes jambes tremblaient d'épuisement. Il n'y a presque aucun coin d'ombre, juste de la caillasse, des marches hautes comme mes genoux, à monter, puis descendre... Et une vue à couper le souffle (pourtant vous en avez besoin). C'est hyper physique mais ça vaut le coup.
J'avais choisi de partir pour Jingshanlin. Nous partions en bus à 6h15, donc reveil vers 5h30. Le temps de récuperer d'autres personnes dans un hotel different et notre bus quittait Pekin vers 7h. 3h de route plus tard nous arrivions au milieu d'un parking vide au milieu de la montagne. Après vous pouvez choisir de marcher 40 min dans la montagne avant d'arriver sur la muraille, ou bien vous pouvez faire comme nous et prendre le télépherique qui vous dépose tout à côté. Le cros avantage c'est que ça permet de s'économiser avant d'attaquer cet impressionant mur.
On croise des mariés en train de se faire photographier, et les vendeuses d'eau, coca, souvenirs commencent à nous suivre. Je leur dit tout de suite fermement qu'on n'est pas interessés et qu'on a ce qu'il faut. Elles me répètent "later,later", mais j'insiste et elles finissent par partir. Elles sont tellement nombreuses que chaque groupe de touristes à le droit à sa vendeuse. Je suis contente d'avoir la paix (et merci aux forums qui m'avaient conseillé d'être claire avec elles tout de suite). On entame l'ascension, c'est époustouflant. Des kilomètres de mur, à perte de vue, dans un paysage verdoyant, sous le soleil. Un soleil qui commence à vraiment taper vers 11h. Je ne m'attendais pas à autant de dénivelé. On descend 100 marches pour en remonter 500, instables, hautes, en pleine lumière. On met un peu de distance dès le départ avec les quelques autres groupes de touristes. Seules deux tchèques nous talonnent et ça tombe bien, on a besoin d'elles pour les photos ;)
Après je ne sais pas combien de tours, dans une descente très raide, je sens que mes jambes ne me portent plus vraiment. Elles tremblent sans que je ne puisse rien y faire. Papa continue une tour plus loin et revient pendant que j'essaie de trouver un coin d'ombre où me reposer. Il fait de plus en plus chaud. Bientot 33 degrés. On a bien geré les ressources d'eau, beaucoup moins celles de nourriture. Et je crois que mon corps a besoin de sucre !
Mais bon on repart, demi tour, on gravit certaines parties en se hissant parce que c'est trop haut pour nos jambes. Mais comment faisaient les soldats ??
Papa en bon marathonien sportif bien dans sa tête finit la dernière montée en courant. On redescend vers le restaurant en bas de la muraille, prendre un déjeuner attendu et bien mérité. Xabi descend un litre de bière en 10 min (ce qui fait beaucoup dans un pays où on ne boit pas vraiment à table), la serveuse le regarde avec des yeux ronds.
On reprend le bus, douche, repos, repas. Dodo. Raah c'était bien !
(Et sinon j'ai finis le 3ème tome de Hunger Games hier. Je suis malheureuse, les personnages vont me manquer)
Je change de ville et bientot je vous fais découvrir Xi'an, à 2h d'avion de Pékin. Bybye!
"The great wall" est un ensemble de fortifications militaires chinoises construites, détruites et reconstruites en plusieurs fois et plusieurs endroits entre le 3e siècle av. J.-C. et le 17e siècle pour marquer et défendre la frontière nord de la Chine. C'est la structure architecturale la plus importante jamais construite par l’homme à la fois en longueur, en surface et en masse. Elle fait environ 7000 km...
Mais la Grande Muraille c'est plein de petits bouts de muraille en fait. Sa construction est tellement longue que si vous voulez plus de renseignements je vous invite à jeter un oeil sur Wikipédia. Historiquement on tient Shi Huangdi, empereur de la Dynastie Qin (-221 a -207 avant J.C) comme étant à l'origine du mur actuel. Mais on a très peu d'informations sur la durée du travail, l'epoque exacte, les renovations ou constructions... Et le nombre de personnes qui y ont laissé la vie. Cependant malgré les débats entre historiens et l'absence de récits historiques, elle reste dans l'imaginaire populaire chinois une œuvre colossale, fruit du travail forcé de milliers de bagnards, soldats, ouvriers et paysans. On estime à 1 million le nombre de personnes ayant travaillé à sa construction pendant 7 ans, jour et nuit. Les plus faibles ou les moins productifs étaient abattus pour laisser place à de nouveaux ouvriers. Shi Huangdi passe pour l'un des plus cruels des empereurs chinois.
Plusieurs parties sont accessibles et ouvertes aux visites.
- Badaling, la plus proche et la plus touristique, déconseillée par tout le monde tant le nombre de chinois qui couvrent la muraille empêche d'en apprécier la beauté. C'est aussi la seule partie entièrement restaurée, que l'on compare souvent à Disneyland tant ça fait carton-pâte.
- Mutianyu, un très beau morceau de muraille, préservé et beaucoup moins touristique que Badaling.
- Jinshanling, le dernier morceau très connu pour la ballade qu'il offre jusqu'à Simatai. Sauvage, sans restauration, dur, les marches s'écroulent et il faut parfois se hisser pour gravir quelques metres. Simatai étant fermé depuis bientot 2 ans pour "rénovation" (en fait c'est pour un différent entre les fermiers et l'Etat), on est obligé de faire la rando et de revenir sur ses pas.
C'est cette dernière partie que j'avais choisi de faire, histoire d'en avoir plein la vue.
Pour avoir fait une petite rando de 3/4 heures au Cirque de Mafate à la Réunion je peux vous dire qu'on joue pas non plus au même niveau. N'esperez pas faire la muraille sur ce tronçon sans chaussures adaptées, sans eau, sans crème solaire. C'est DUR. Pour être honnête je me suis arrêtée une tour de garde avant mon père, sinon je savais que je ne pourrais pas revenir. Le soleil commençait à taper très fort sur les coups de midi et on a un peu souffert. Une tour avant l'arrivée mes jambes tremblaient d'épuisement. Il n'y a presque aucun coin d'ombre, juste de la caillasse, des marches hautes comme mes genoux, à monter, puis descendre... Et une vue à couper le souffle (pourtant vous en avez besoin). C'est hyper physique mais ça vaut le coup.
J'avais choisi de partir pour Jingshanlin. Nous partions en bus à 6h15, donc reveil vers 5h30. Le temps de récuperer d'autres personnes dans un hotel different et notre bus quittait Pekin vers 7h. 3h de route plus tard nous arrivions au milieu d'un parking vide au milieu de la montagne. Après vous pouvez choisir de marcher 40 min dans la montagne avant d'arriver sur la muraille, ou bien vous pouvez faire comme nous et prendre le télépherique qui vous dépose tout à côté. Le cros avantage c'est que ça permet de s'économiser avant d'attaquer cet impressionant mur.
On croise des mariés en train de se faire photographier, et les vendeuses d'eau, coca, souvenirs commencent à nous suivre. Je leur dit tout de suite fermement qu'on n'est pas interessés et qu'on a ce qu'il faut. Elles me répètent "later,later", mais j'insiste et elles finissent par partir. Elles sont tellement nombreuses que chaque groupe de touristes à le droit à sa vendeuse. Je suis contente d'avoir la paix (et merci aux forums qui m'avaient conseillé d'être claire avec elles tout de suite). On entame l'ascension, c'est époustouflant. Des kilomètres de mur, à perte de vue, dans un paysage verdoyant, sous le soleil. Un soleil qui commence à vraiment taper vers 11h. Je ne m'attendais pas à autant de dénivelé. On descend 100 marches pour en remonter 500, instables, hautes, en pleine lumière. On met un peu de distance dès le départ avec les quelques autres groupes de touristes. Seules deux tchèques nous talonnent et ça tombe bien, on a besoin d'elles pour les photos ;)
Après je ne sais pas combien de tours, dans une descente très raide, je sens que mes jambes ne me portent plus vraiment. Elles tremblent sans que je ne puisse rien y faire. Papa continue une tour plus loin et revient pendant que j'essaie de trouver un coin d'ombre où me reposer. Il fait de plus en plus chaud. Bientot 33 degrés. On a bien geré les ressources d'eau, beaucoup moins celles de nourriture. Et je crois que mon corps a besoin de sucre !
Mais bon on repart, demi tour, on gravit certaines parties en se hissant parce que c'est trop haut pour nos jambes. Mais comment faisaient les soldats ??
Papa en bon marathonien sportif bien dans sa tête finit la dernière montée en courant. On redescend vers le restaurant en bas de la muraille, prendre un déjeuner attendu et bien mérité. Xabi descend un litre de bière en 10 min (ce qui fait beaucoup dans un pays où on ne boit pas vraiment à table), la serveuse le regarde avec des yeux ronds.
On reprend le bus, douche, repos, repas. Dodo. Raah c'était bien !
(Et sinon j'ai finis le 3ème tome de Hunger Games hier. Je suis malheureuse, les personnages vont me manquer)
Je change de ville et bientot je vous fais découvrir Xi'an, à 2h d'avion de Pékin. Bybye!
mercredi 9 mai 2012
Palais d'été et découvertes culinaires - 9 mai
Après le jogging matinal du paternel (le fou qui court dans une ville aussi pollué) nous avons pris la direction de la résidence d'été de ces messieurs les empereurs: le Palais d'été (ou Jardin de l'Harmonie preservée... Ils aiment tous ces noms un peu pompeux).
C'est en dehors de Pékin, il faut une bonne heure et demi pour y arriver mais ça vaut vraiment le coup. Au milieu d'un grand parc, sur les bords d'un lac immense, se dresse un palais gigantesque à flanc de colline avec de nombreuses marches à gravir. Ca sera un bon entrainement avant notre rando grande muraille qui a lieu demain à l'aurore.
On y a bien passé 3h à se balader, et meme si c'était un peu envahi par les touristes, en sortant des sentiers battus ça allait.
D'ailleurs chose à savoir sur le tourisme en Chine: il n'y a pas d'occidentaux. Voilà une semaine que je le constate, et mon père est tout aussi surpris, la partie Ouest du monde est absente dans le pays. Les touristes sont majoritairement chinois (tellement contents d'avoir maintenant le droit de sortir de leurs provinces respectives qu'ils découvrent leur pays) et il y a aussi pas mal de gens de Corée du sud. Les seuls avec une tete occidentale sont les australiens. Mais si on croise 10 étrangers dans la journée c'est bien le bout du monde.
Au début on trouvait ça bizarre et puis en fait on a pensé que la Chine n'était tout simplement pas le pays où les occidentaux rêvent d'aller. Une Histoire trop lourde, un régime politique peu alléchant, les gens lui préfèrent le Cambodge, le Vietnam, l'Indonésie ou le Japon. Donc, il y a surtout des chinois, partout. Et qui vous prennent en photo (pas du tout) discretement dans le metro ou la rue, certainement pour montrer plus tard à tout le village qu'il y avait une fille pas d'ici, un peu blonde, dans leur grand pays.
Mais revenons-en à nos moutons. On s'est largement extasié sur la beauté du lieu et sur la Colline de l'Harmonie avec son bateau de pierre (je vous montrerai ça!) pendant que nous croisions des français, en train de raler, COMME D'HAB', parce que "tiens encore un temple pareil que tous les autres, cimer". Mais va au Club Med si ça t'interresse pas les temples, ça fera moins de touristes désagreables!
Les français en vacances sont les pires. Encore aujourd'hui j'ai eu de nouvelles preuves... Bref.
On est ensuite sorti de l'ancienne Chine pour débarquer dans le quartier ultra moderne des JO de 2008: le Green Olympic. Et attention les yeux.
On a évident fait un tour au "Birds Nest", le stade olympique, surnommé comme ça à cause de son architecture. 423 millions de dollars, 80000 places, 5 ans de construction, un sacré programme mais un résultat étonnant et réussi. Il est magnifique.
En face il y a le Water Cube: le Centre national de natation de Pékin, qui accueille la piscine olympique. Le bâtiment se veut résolument écologique puisqu'il est capable de produire lui-même sa propre électricité et de recycler les eaux de pluie. La paroi transparente laissant passer la lumière naturelle permet de diminuer d'un tiers la consommation d'énergie. C'est un batiment étonnant, que je n'aurais pas visité mais qui est très intriguant.
Nos promenades nous ayant mis l'estomac dans les talons nous prenons la direction du "marché de nuit" (qui à 22h est fermé et nettoyé. Les chinois mangent vers 18h...)
C'est parti pour une rue remplie de mets en tout genre, nouilles sautées, riz cuit dans un ananas, scorpions, dumplings, raviolis, sauterelles, serpent, bébé requin ou étoiles de mer, larves bien croustillantes, coupes de fruits frais, poulpes en brochette, soupes...
Il faudra 2 bières cul sec à papa pour se lancer et il avalera son premier scorpion sans grimacer. Je préfère commencer par de petites sauterelles puis je m'attaque aux scorpions.
Pour tout vous dire ces bêbêtes sont plongées dans une huile très chaude, puis salées: vous mangeriez des chips ou des cacahuètes que vous ne feriez pas la difference. Honnêtement !
On a aussi testé le serpent, en morceaux, ça ressemble à du poisson, très ferme. Et après on a essayé le centipède. Alors ÇA c'était pas bon. J'ai recraché ma bouchée alors que papa a tout avalé. (je vous laisse jeter un coup d'oeil sur Google pour savoir de quoi il retourne). Berk berk. Ca avait un gout tres fort de marécage. Je me suis offert une belle coupe de fruits pour rectifier le goût.
Et pour finir nos expériences culinaires nous avons acheté une bouteille de Changyu, un vin rouge chinois, qui fait apparemment parti des bons.
Ben qu'est-ce que ça doit etre les mauvais hein... Un cubi en promo spécial Fêtes de Bayonne serait aussi goutu je pense. Je crois que papa restera donc à la Tsingtao pour le reste du séjour... ;)
C'est en dehors de Pékin, il faut une bonne heure et demi pour y arriver mais ça vaut vraiment le coup. Au milieu d'un grand parc, sur les bords d'un lac immense, se dresse un palais gigantesque à flanc de colline avec de nombreuses marches à gravir. Ca sera un bon entrainement avant notre rando grande muraille qui a lieu demain à l'aurore.
On y a bien passé 3h à se balader, et meme si c'était un peu envahi par les touristes, en sortant des sentiers battus ça allait.
D'ailleurs chose à savoir sur le tourisme en Chine: il n'y a pas d'occidentaux. Voilà une semaine que je le constate, et mon père est tout aussi surpris, la partie Ouest du monde est absente dans le pays. Les touristes sont majoritairement chinois (tellement contents d'avoir maintenant le droit de sortir de leurs provinces respectives qu'ils découvrent leur pays) et il y a aussi pas mal de gens de Corée du sud. Les seuls avec une tete occidentale sont les australiens. Mais si on croise 10 étrangers dans la journée c'est bien le bout du monde.
Au début on trouvait ça bizarre et puis en fait on a pensé que la Chine n'était tout simplement pas le pays où les occidentaux rêvent d'aller. Une Histoire trop lourde, un régime politique peu alléchant, les gens lui préfèrent le Cambodge, le Vietnam, l'Indonésie ou le Japon. Donc, il y a surtout des chinois, partout. Et qui vous prennent en photo (pas du tout) discretement dans le metro ou la rue, certainement pour montrer plus tard à tout le village qu'il y avait une fille pas d'ici, un peu blonde, dans leur grand pays.
Mais revenons-en à nos moutons. On s'est largement extasié sur la beauté du lieu et sur la Colline de l'Harmonie avec son bateau de pierre (je vous montrerai ça!) pendant que nous croisions des français, en train de raler, COMME D'HAB', parce que "tiens encore un temple pareil que tous les autres, cimer". Mais va au Club Med si ça t'interresse pas les temples, ça fera moins de touristes désagreables!
Les français en vacances sont les pires. Encore aujourd'hui j'ai eu de nouvelles preuves... Bref.
On est ensuite sorti de l'ancienne Chine pour débarquer dans le quartier ultra moderne des JO de 2008: le Green Olympic. Et attention les yeux.
On a évident fait un tour au "Birds Nest", le stade olympique, surnommé comme ça à cause de son architecture. 423 millions de dollars, 80000 places, 5 ans de construction, un sacré programme mais un résultat étonnant et réussi. Il est magnifique.
En face il y a le Water Cube: le Centre national de natation de Pékin, qui accueille la piscine olympique. Le bâtiment se veut résolument écologique puisqu'il est capable de produire lui-même sa propre électricité et de recycler les eaux de pluie. La paroi transparente laissant passer la lumière naturelle permet de diminuer d'un tiers la consommation d'énergie. C'est un batiment étonnant, que je n'aurais pas visité mais qui est très intriguant.
Nos promenades nous ayant mis l'estomac dans les talons nous prenons la direction du "marché de nuit" (qui à 22h est fermé et nettoyé. Les chinois mangent vers 18h...)
C'est parti pour une rue remplie de mets en tout genre, nouilles sautées, riz cuit dans un ananas, scorpions, dumplings, raviolis, sauterelles, serpent, bébé requin ou étoiles de mer, larves bien croustillantes, coupes de fruits frais, poulpes en brochette, soupes...
Il faudra 2 bières cul sec à papa pour se lancer et il avalera son premier scorpion sans grimacer. Je préfère commencer par de petites sauterelles puis je m'attaque aux scorpions.
Pour tout vous dire ces bêbêtes sont plongées dans une huile très chaude, puis salées: vous mangeriez des chips ou des cacahuètes que vous ne feriez pas la difference. Honnêtement !
On a aussi testé le serpent, en morceaux, ça ressemble à du poisson, très ferme. Et après on a essayé le centipède. Alors ÇA c'était pas bon. J'ai recraché ma bouchée alors que papa a tout avalé. (je vous laisse jeter un coup d'oeil sur Google pour savoir de quoi il retourne). Berk berk. Ca avait un gout tres fort de marécage. Je me suis offert une belle coupe de fruits pour rectifier le goût.
Et pour finir nos expériences culinaires nous avons acheté une bouteille de Changyu, un vin rouge chinois, qui fait apparemment parti des bons.
Ben qu'est-ce que ça doit etre les mauvais hein... Un cubi en promo spécial Fêtes de Bayonne serait aussi goutu je pense. Je crois que papa restera donc à la Tsingtao pour le reste du séjour... ;)
mercredi 2 mai 2012
Arrivée en Chine - 2 mai
Je suis arrivée à bon port aujourd'hui, après quelques péripéties à l'aeroport.
En me présentant à l'enregistrement chez Air France, on m'a répondu que mon billet n'existait pas. Après avoir appelé 1,2,3,4 personnes, ils ont fini par me trouver une solution.
Ils m'avaient booké le siège à côté de moi pour que j'ai plus de place, mais finalement j'ai été surclassée et j'ai donc pu voyager en Business sans personne à côté.
En arrivant on passe au dessus du désert de Gobi. Niveau couleurs dans le ciel ça fait ocre, gris, bleu: la pollution est tellement élevée qu'il y a un vrai voile sur le pays. Et arrivant à Pékin on ne voyait meme plus que le ciel était bleu.
Sinon l'aeroport est nickel, il y a du personnel partout, pareil pour le metro. Bon comme c'est les vacances en Chine pendant une petite semaine il y a du monde partout, et moi avec mon gros sac + deux petits il a fallu que me faufile. Heureusement je ne fais pas 1m80 donc ça passe.
En sortant du métro il fallait que je trouve mon auberge. Sur les indications était écrit "go North", et me fiant à mon super sens de l'orientation j'ai fais un petit kilometre dans le mauvais sens.
Go North, ils sont marrants eux.
Donc je me suis accordée une bonne douche fraiche dans mon dortoir parce que évidemment j'étais en nage. Je crois que mes collegues de dortoir sont toutes chinoises (en tout cas j'ai pas croisé un seul européen dans la cour...)
Voilà la soirée va être calme, demain commenceront les vraies expéditions !
Bybye!
En me présentant à l'enregistrement chez Air France, on m'a répondu que mon billet n'existait pas. Après avoir appelé 1,2,3,4 personnes, ils ont fini par me trouver une solution.
Ils m'avaient booké le siège à côté de moi pour que j'ai plus de place, mais finalement j'ai été surclassée et j'ai donc pu voyager en Business sans personne à côté.
En arrivant on passe au dessus du désert de Gobi. Niveau couleurs dans le ciel ça fait ocre, gris, bleu: la pollution est tellement élevée qu'il y a un vrai voile sur le pays. Et arrivant à Pékin on ne voyait meme plus que le ciel était bleu.
Sinon l'aeroport est nickel, il y a du personnel partout, pareil pour le metro. Bon comme c'est les vacances en Chine pendant une petite semaine il y a du monde partout, et moi avec mon gros sac + deux petits il a fallu que me faufile. Heureusement je ne fais pas 1m80 donc ça passe.
En sortant du métro il fallait que je trouve mon auberge. Sur les indications était écrit "go North", et me fiant à mon super sens de l'orientation j'ai fais un petit kilometre dans le mauvais sens.
Go North, ils sont marrants eux.
Donc je me suis accordée une bonne douche fraiche dans mon dortoir parce que évidemment j'étais en nage. Je crois que mes collegues de dortoir sont toutes chinoises (en tout cas j'ai pas croisé un seul européen dans la cour...)
Voilà la soirée va être calme, demain commenceront les vraies expéditions !
Bybye!
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